Une patiente violée aux urgences de l’hôpital Cochin

Une patiente a été violée aux urgences, par un autre patient de l’hôpital, alors qu’elle était inconsciente. La femme de 34 ans porte plainte.

C’est dans la nuit du 27 au 28 octobre que se sont déroulés les faits. La femme âgée de 34 ans, a été transportée aux urgences, après un traumatisme crânien à la suite d’un malaise survenu à la sortie d’un bar. Elle est ensuite admise dans un box individuel des urgences de l’hôpital Cochin, située dans le 14ème arrondissement de Paris. Encore inconsciente, elle se réveille peu à peu, après avoir ressenti des douleurs en bas du ventre que lui provoquait l’homme, en train de la violer, d’après les informations de RMC.

« Nous avons déposé plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui », déclare à 20 Minutes, Alexandre Lobry, l’un des avocats de la victime.

Le suspect a simulé un coma éthylique

D’après l’enquête, l’homme était aussi un patient. Toutefois, ce dernier aurait fait exprès de se retrouver aux urgences en simulant un « coma éthylique », selon une personne qui a assisté à la scène. En effet, selon les témoins, lorsque la femme de 34 ans était à terre, après s’être heurté la tête lors de sa chute, le suspect « rôdait » autour. Le patron du bar affirme aux policiers, que l’individu fixait la femme comme « un mort de faim ». Le propriétaire de l’établissement, déclare avoir demandé à l’un de ses agents de sécurité du bar, de l’éloigner de la scène.

Une heure plus tard, ce même homme est dans le même hôpital que la femme. Et ce n’était donc pas anodin. D’après les informations relayées par RMC, l’homme a été pris en charge par les pompiers qui « le conduisent également à l’hôpital Cochin », car l’accusé prétend « être incapable de marcher » et c’est alors qu’il « est emmené en fauteuil roulant par une infirmière jusqu’à une chambre dans le même couloir » que celui de la patiente.

Les caméras de surveillance de l’hôpital l’enregistrent en train de chercher le box de la trentenaire. La première fois, il se fait repérer par une soignante, qui le raccompagne. Une fois seul, il repart à la recherche de sa victime qu’il finit par trouver. Alors qui l’a violée avec ses doigts, il s’est échappé après qu’il ait vu que la femme commencait à se réveiller, selon les informations du Parisien.

Les informations du suspect

En garde à vue, l’accusé est positif au cannabis et à la cocaïne. L’homme affirme être un Jordanien, âgé de 22 ans, sans papier et déclare être arrivé illégalement en France, en 2019. Il est connu des services de police, mais n’a jamais été condamné car il utilisait une identité différente à chaque fois. Il est « connu de la police sous treize identités différentes après avoir été arrêté plusieurs fois pour vols, recel, usage de drogues », indique RMC.

« Une information judiciaire a été ouverte le 30 octobre des chefs de viol commis par une personne sous l’emprise de stupéfiants, vol et escroquerie. Dans ce cadre, un homme de 22 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire », confirme une source judiciaire, à 20 Minutes.

Viol sur mineur et visé par trois OQTF

Le Jordanien, a été accusé de viol sur mineure en 2020, en Seine-et-Marne. L’affaire a été classée sans suite, indique le procureur de Meaux, à RMC. S’ajoute à cela, trois OQTF, autrement dit « obligation de quitter le territoire français ». Elles n’ont jamais abouti, surement car l’homme de 22 ans donné des identités différentes pour ces trois OQTF, dont la première date de 2019, la seconde 2021 et la troisième date de juillet 2022. De plus, RMC nous apprend que le sans-papier « déposait une demande d’asile, ce qui suspendait sa possible expulsion ».

La patiente porte plainte

Ainsi, la victime a porté plainte contre X « pour mise en danger d’autrui », a indiqué l’un de ses avocats.

« Personne n’imagine qu’on puisse commettre des faits aussi graves dans un établissement public, c’est inimaginable », déclare à RMC Laura Abecassis, son avocate.

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Source: cerfia.fr