Un pompier à l’origine des feux dans l’Hérault

Un pompier volontaire de Saint-Jean-de-la-Blaquière a été arrêté dans la nuit de mardi à mercredi et a avoué être à l’origine de plusieurs incendies dans l’Hérault.

Le suspect, forestier-sapeur au Département de l’Hérault dans une unité du Lodévois et sapeur-pompier volontaire au centre d’intervention et de secours de Saint-Jean-de-la-Blaquière, est actuellement en garde à vue depuis mercredi. Âgé de 37 ans, il est également conseillé municipal et très proche de l’équipe du maire. Ironiquement, ce dernier est un ancien colonel des pompiers de l’Hérault.

Le trentenaire a ainsi « admis avoir provoqué, en se servant d’un briquet, le départ de feu constaté le 26 mai à Privat, celui du 21 juillet à Saint-Jean-de-la-Blaquière, ainsi que les quatre départs de feu dans la nuit du 26 au 27 juillet sur la même commune », a expliqué dans un communiqué le procureur de Montpellier, Fabrice Bélargent.

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Le sapeur-pompier a, en plus, avoué en garde à vue être à l’origine d’incendies allumés ces trois dernières années à Saint-Jean-de-la-Blaquière. Ses actes étaient motivés par « l’adrénaline » et le fait d’obtenir une « reconnaissance sociale. »

Cependant, le procureur a précisé que l’homme n’était pas mis en cause dans l’important incendie qui a brûlé mardi 800 hectares autour de Gignac et blessé deux pompiers, également dans l’Hérault. Celui-ci fait l’objet d’une enquête judiciaire distincte où « l’hypothèse criminelle » est privilégiée.

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Soupçonné depuis quelques mois

Le pompier volontaire était déjà soupçonné par les gendarmes d’être à l’origine de 3 incendies à Saint-Privat, une commune rurale du nord du département apparus le 26 mai. Une poignée d’élus et de collègues de la caserne dans la confidence avaient connaissance de l’enquête menée sur le trentenaire.

La finalité de l’enquête a été l’arrestation du suspect sur le fait au cours d’une procédure discrète.

« La difficulté dans ce genre d’enquête […] c’est de le surprendre en flagrant délit ou dans la foulée de son acte », explique une source proche de l’enquête.

Le pompier volontaire a été arrêté dans la nuit de mardi à mercredi, après quatre mises à feu entre 1h30 et 2h à 35 km au nord-ouest de Montpellier.

 

Les incendies continuent en France

L’incendie qui a ravagé mercredi 27 juillet 2022 près de 1 200 hectares dans l’Ardèche, sans faire de victime, est quasiment maîtrisé. En début de soirée, le procureur de la République de Privas avait, sur Twitter, affirmé que la piste criminelle était privilégiée et qu’une garde à vue était en cours.

Dans le Finistère, le feu qui s’est déclaré le 18 juillet, au sein d’un site naturel connu pour sa biodiversité et situé au cœur du parc naturel d’Armorique, a ravagé quelque 1 770 hectares. Les deux départs de feu à l’origine du sinistre sont d’origine criminelle, selon le parquet de Quimper chargé de l’enquête avec le parquet de Brest. Le département du Finistère portera plainte et « se portera partie civile au nom des Finistériens dont on a endommagé très gravement le patrimoine », a assuré Maël de Calan, président du Conseil départemental du Finistère.

Qu’en est-il de l’incendie en Gironde ?

Après douze jours de combat, les incendies ont enfin été maîtrisés. Mais la menace de nouveaux départs de feu plane toujours sur le territoire, où 92 départements sont placés en alerte sécheresse. Le parquet de Bordeaux avait annoncé dans un communiqué vendredi 22 juillet, l’ouverture d’une information judiciaire dans le cadre des incendies de Landiras. Un homme avait été placé en garde à vue le 18 juillet avant d’être remis en liberté.

Voir aussi : Dans toute l’Europe, des incendies ravagent des milliers d’hectares.

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Source: cerfia.fr