Un inspecteur fiscal tué : ce que l’on sait du meurtre

Un inspecteur fiscal a été tué lors d’un contrôle fiscal, ce lundi 21 novembre, dans le Pas-de-Calais, par un auto-entrepreneur. Le meurtrier s’est par la suite suicidé.

« Cet homme faisait simplement son travail, aujourd’hui il n’est pas revenu », a déclaré Gabriel Attal, devant le Sénat lundi soir. Le contrôle fiscal chez l’auto-entrepreneur ne s’est pas déroulé comme prévu. En effet, ce dernier, a séquestré l’inspecteur ainsi que sa collègue, avant de tuer l’homme de 43 ans et de se donner la mort juste après.

Coup de couteau ?

D’après le parquet d’Arras, l’homme de 43 ans était accompagné de sa collègue en s rendant chez le brocanteur « pour effectuer une vérification de la comptabilité » de son entreprise. Toutefois, le meurtrier présumé aurait attachés et séquestrés la victime et sa collègue. D’après une source proche du dossier, ce dernier a tué l’inspecteur de plusieurs coups de couteau.

Peu après avoir commis le meurtre, l’auto-entrepreneur s’est « donné la mort par arme à feu », selon le parquet. Quant à l’inspectrice, qui était séquestrée au côté de son collègue, est « choquée » mais elle n’a pas été blessée. D’après le maire de la commune de Bullecourt, le fils de 13 ans du tueur présumé était « présent » sur les lieux, mais n’a pas assisté à la scène tragique.

Une autre source proche de l’enquête a précisé à l’AFP qu’au « moment de l’arrivée des gendarmes, les deux hommes étaient morts ». Cette même source a indiqué que la gendarmerie avait été prévenue aux alentours de 18 heures « par un témoin ». La collègue, présente sur le lieu du crime, « a assisté au meurtre de son collègue », a déclaré Gabriel Attal. Lors de l’arrivée des secours, elle a directement été prise en charge. Le parquet précise que « ses jours ne sont pas en danger ».

D’après les informations de l’équipe de France Télévisions qui se trouvait sur place, une perquisition a eu lieu, mardi matin, dans le domicile du meurtrier.

La victime

L’homme de 43 ans tué, était chef de brigade de vérification dans le Pas-de-Calais.

« Ce soir, le service public a le visage de ce chef de brigade, tué alors qu’il accomplissait sa mission, sa passion, au service du bien commun », a déclaré le ministre des Comptes publics, lundi soir, au Sénat.

Les collègues de la victime sont « bouleversés et en deuil », a ajouté Gabriel Attal. Mardi 22 novembre, dans l’après-midi, une minute de silence a été observé à l’Assemblée nationale.

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Le meurtrier présumé

Quant au meurtrier présumé, il s’est installé dans le village il y a sept ans, il était âgé de 46 ans, avait deux enfants qu’il « adorait » et était divorcé, selon le maire de la commune. D’après l’élu français « il avait acheté une ferme, où il faisait des ventes chez lui. Il vidait les maisons, les vide-greniers et revendait chez lui ». Il a ajouté qu’il ne l’avait « jamais vu violent » et qu’il n’a « aucune explication sur son geste ».

« C’est un petit village, tout le monde se connaît. Je n’ai jamais eu de problème avec lui, il était serviable, c’était une personne lambda. Il était intégré dans le village », a indiqué le maire.

D’après les informations de franceinfo, le brocanteur avait des difficultés financières. L’homme de 46 ans, était connu du service de police pour des faits de droit communs.

« Il aimait donner un coup de main et prêter des choses pour la commune, comme des châteaux gonflables pour le 14 juillet », raconte une gérante du café du village.

Gabriel Attal, a annoncé mardi matin qu’un hommage aura lieu mercredi à midi « dans l’ensemble des centres des finances publiques ».

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Source: cerfia.fr