Sea Sheperd offre 10 000€ pour retrouver la personne qui a tiré sur l’orque dans la Seine

L’association de défenses des mers Sea Sheperd promet une récompense de 10 000 euros contre des informations qui pourront aboutir à l’identification et aux poursuites de l’auteur du tir. L’orque avait été retrouvée en mauvaise santé dans la Seine en mai et avait succombé peu après.

Sea Sheperd compte bien retrouver l’auteur du tir qui avait blessé l’orque retrouvée dans la Seine en mai. Après avoir porté plainte contre X pour « tentative de destruction d’une espèce protégée », l’association a promis la récompense de 10 000€ contre des informations qui pourront aboutir à l’identification et aux poursuites de l’auteur des faits, dans une interview avec Le Parisien, le 17 juillet.

L’orque avait été retrouvée en mai en baie de Seine dans un mauvais état et tentant de rejoindre la mer. Décédée peu après, l’autopsie avait permis de montrer que l’animal avait été blessée au cou par un tir puisqu’une munition était encore présente à la base de son crâne.

Après la confirmation de ce tir, l’ONG avait annoncé porter plainte en indiquant que les tirs contre des cétacés ne sont pas des cas isolés.

Le tir n’est pas la raison de la mort de l’animal

Cependant, selon l’autopsie rendue publique par le préfet de Normandie et de la Seine-Maritime, l’orque ne serait pas morte de ses blessures ni d’une maladie.

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En effet, lorsque l’orque a été retrouvée, elle présentait des traces sur sa peau, qui laissaient penser à une maladie nommée la mucormycose. Mais lors de l’autopsie, les médecins ont conclu que les traces présentes sur la peau du cétacé auraient été causées par un champignon et que cela ne peut pas avoir entraîné la mort de l’animal.

De plus, même si une munition a été retrouvée dans la base du crâne de l’animal, l’autopsie a conclu que l’orque est morte d’inanition.

« A ce stade, les premiers résultats des analyses amènent à privilégier l’hypothèse selon laquelle l’animal est mort d’inanition (état de faiblesse causé par le fait que l’animal ait cessé de s’alimenter), sans que l’origine ne puisse en être connue avec certitude. »

Préfet de Normandie et de la Seine-Maritime 

L’autopsie n’a cependant pas permis de trouver si le tir qu’avait reçu l’animal avait précipité sa mort. Les circonstances de son décès restent donc floues.

Le squelette de l’orque, baptisée Sedna (ou déesse de la mer) par l’association Sea Sheperd, a, lui, été confié au Muséum d’histoire naturelle de Paris. Le muséum a indiqué qu’il allait intégrer ses collections et serait exposé. Il s’agira donc du premier squelette complet de l’espèce Orcinus orca de sa collection.

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Source: cerfia.fr