Le prix du pass Navigo va monter

Le prix du pass Navigo va monter d’environ 15 euros. L’augmentation est prévue pour le début de l’année 2023.

Actuellement, en Île-de-France, le prix d’un pass Navigo s’élève à 75,20 euros par mois. Toutefois, ce prix ne restera pas comme tel : il va monter d’environ 15 euros et devrait coûter 90 euros. C’est le 7 décembre prochain, que nous serons fixés concernant le nouveau prix, lors d’un conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités (IDFM), qui devrait sans surprise augmenter au prix indiqué. Et ce malgré la difficulté que rencontre l’IDFM.

En effet, à gauche, le sénateur Philippe Tabarot (Les Républicains), a proposé mercredi soir l’augmentation du versement mobilité, une taxe qui pèsera sur les entreprises de plus de 11 salariés pour financer les transports. Grâce à cela, le prix de pass Navigo ne passerait pas la barre des 80 euros, d’après Valérie Pécresse. Cependant, la proposition de Philippe Tabarot, n’a pas du tout fait l’unanimité, cela a même « divisé la majorité sénatoriale de droite », d‘après les informations du Parisien. Ainsi, la majorité l’a emporté avec 116 votes contre et 28 pour.

Mardi dernier, sur les sites d’Alstom et Petite-Forêt, lors d’une visite pour découvrir le matériel roulant commandé par IDFM, la présidente de la région, Valérie Pécresse, a lancé un petit tacle au ministre de l’Économie :

« Bruno Le Maire a dit qu’il ne fallait pas que la baguette de pain augmente trop, eh bien ça doit être la même chose pour le métro », a-t-elle dit.

Valérie Pécresse perd contre son propre parti

Ainsi, mercredi soir, la majorité des sénateurs qui ont voté contre sont du parti de la présidente de la région. Mais aussi, des élus locaux d’Île-de-France, tels que Christine Lavarde (LR) ou Philippe Pemezec (LR) des Hauts-de-Seine, Daphné Ract-Madoux (LR) de l’Essonne, Philippe Dominati (LR) de Paris, rapporte Le Parisien. S’ajoutent les centristes avec notamment Hervé Marseille, maire de la commune de Meudon, au premier chef.

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« Ce que je regrette dans tout ça, c’est qu’on a l’impression que l’État est ailleurs », a indiqué Roger Karoutchi, sénateur LR, qui a voté pour.

Ce dernier veut qu’ « une partie des avances remboursables consenties face au Covid-19 à IDFM se transforment en dotations », d’après le journal parisien. Le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, a quant à lui déclaré : « gardons-nous des solutions simplistes », et il a ajouté qu’il « n’y a pas de solution magique ».

« Les discussions vont se poursuivre au niveau de la Première ministre et des ministres », a précisé Gabriel Attal.

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Source: cerfia.fr