La résidence de Floride de Donald Trump « perquisitionnée par le FBI »

L’ancien président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé dans un communiqué que sa résidence de Floride, « Mar-a-Lago », a été perquisitionnée par le FBI alors qu’il n’était pas sur place. Si la police fédérale n’a pour le moment rien communiqué à ce sujet, le multimilliardaire dénonce une « persécution politique ».

« Notre nation vit des jours sombres »L’ancien président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé dans un communiqué être victime d’une « persécution politique » après que sa célèbre résidence de Floride, « Mar-a-Lago » à Palm Beach, a été perquisitionnée par le FBI, le 8 août.

Le communiqué du 45e président des États-Unis, Donald Trump, dénonçant la « perquisition par le FBI » de sa résidence floridienne, « Mar-a-Lago ».

De retour sur les lieux de l’incident, l’ancien président américain s’est indigné face à cette perquisition « non annoncée » de son domicile qu’il qualifie de « ni nécessaire, ni appropriée » alors que, toujours selon lui, la police fédérale aurait même « forcé son coffre-fort ». Donald Trump dénonce une « instrumentalisation du système judiciaire » ainsi qu’une « attaque des démocrates de la gauche radicale » qui chercheraient à obstruer sa présentation à « la présidence en 2024 ».

Le chef des conservateurs à la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, a lui aussi tenu à dénoncer une « intolérable instrumentalisation à but politique » du ministère de la Justice. Il a promis qu’une enquête sur le fonctionnement de ce ministère, sous la présidence de Joe Biden, sera menée quand les républicains reviendraient au pouvoir.

Si pour le moment ni le ministère de la Justice américaine ni la police fédérale (FBI) n’ont communiqué à ce sujet, l’ancien président, qui n’a pas non plus indiqué les raisons de cette perquisition, est lié à plusieurs dossiers judiciaires en cours.

Des documents « secret-défense » retrouvés dans sa résidence de Floride

Parmi ces dossiers judiciaires, Donald Trump est accusé d’avoir ramené avec lui une quinzaine de cartons de lettres et de documents officiels au moment de son départ de la Maison-Blanche en janvier 2021. Ainsi, l’agence des Archives nationales américaines (NARA) a dû récupérer dans la résidence de Floride de l’ancien président américain plusieurs types de documents comme des lettres de Barack Obama ou du leader nord-coréen Kim Jong-un, une carte des Etats-Unis qui avait fait l’objet d’échanges houleux avec le service météo américain, mais aussi, selon le Washington Post, plusieurs documents marqués « secret-défense ».

L’ancien président est accusé par l’agence d’avoir délibérément négligé la transmission de ces documents alors qu’une loi de 1978 oblige tout président américain à transmettre tous les documents, courriers, e-mails de travail à la NARA qui est chargée de les conserver.

Mais ce manquement, concernant ces documents, n’est pas la seule chose reprochée à Donald Trump et qui pourrait amener le FBI à perquisitionner sa résidence. En effet, l’ancien président est toujours au cœur d’un dossier judiciaire concernant l’assaut contre le Capitole qui a eu lieu le 6 janvier 2021. La commission parlementaire souhaite savoir quel rôle a eu Donald Trump dans l’assaut du Congrès par une centaine de ses partisans, qui avaient semé le chaos à l’intérieur du siège du pouvoir législatif américain, retardant ainsi la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle de 2020.

Pour le moment, le ministère de la Justice américaine n’a pas engagé de poursuites contre Donald Trump alors que Guy Reffitt, un militant d’extrême-droite, a été condamné, le 1er août, à plus de 7 ans de prison pour avoir été l’un des premiers à forcer les lignes policières devant le Capitole, le 6 janvier 2021. Cependant, le ministre de la Justice américaine, Merrick Garland, n’a toutefois pas écarté l’implication de M. Trump dans l’assaut et a expliqué en juillet vouloir « faire rendre des comptes à quiconque est responsable » d’une « quelconque tentative d’interférer avec le transfert légal du pouvoir d’une administration à l’autre ».

Une implication de Donald Trump dans cette affaire pourrait faire tomber à l’eau son rêve de deuxième élection à la tête des États-Unis, en 2024, lui qui est toujours très populaire auprès des républicains.

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Source: cerfia.fr