Elisabeth Borne annonce la nomination d’un « ambassadeur aux droits LGBT+ »

Lors de son discours au Groupe d’action gay, lesbien du Loiret (GAGL45) à l’occasion des 40 ans de la dépénalisation de l’homosexualité, la Première ministre, Élisabeth Borne, a annoncé la nomination d’un « ambassadeur aux droits LGBT+ ». Elle a aussi annoncé la création d’un fonds de 3 millions d’euros en faveur des centres d’accueil pour personnes LGBTQ+.

« La bataille des mentalités n’est pas encore gagnée ». C’est ce qu’a souhaité rappeler la Première ministre, Élisabeth Borne, le 4 août, lors de son discours au GAGL45. À l’occasion du 40e anniversaire de la dépénalisation de l’homosexualité, qui était sanctionnée, jusqu’en 1982, après l’introduction de dispositions discriminatoires dans le Code pénal par le législateur sous le régime de Vichy, la première ministre à annoncer la nomination d’un « ambassadeur aux droits LGBT+ ».

La tâche de cet ambassadeur sera de coordonner « l’action du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour la protection contre les discriminations et la promotion des droits LGBT+ » et de porter « la voix de la France », indique la Première ministre. Elle explique qu’il aura aussi pour mission de défendre « la dépénalisation universelle de l’homosexualité et de la transidentité ».

Lors de ce discours, Élisabeth Borne, s’est félicitée du chemin parcouru par la France sur la question des droits LGBTQ+. « Il y a 40 ans à peine, on pouvait encore, en France, être condamné pour homosexualité », souligne la Première ministre, à une époque où le PACS et le mariage sont ouverts aux personnes homosexuelles, où toutes les femmes ont le droit de bénéficier de la PMA et où le législateur à interdit les thérapies de conversion.

L’ouverture de 10 nouveaux centres LGBT+

Cependant, la Première ministre précise que la bataille n’est pas encore gagnée. En effet, elle explique que la haine anti-LGBT+ est encore grandement présente et que c’est à cause d’elle que « certains croient qu’il est plus sûr de se cacher, que des enfants sont encore rejetés par leurs propres familles, que le suicide est un fléau chez les jeunes LGBT+ ».

C’est pour essayer de faire évoluer les mentalités et de faciliter les personnes LGBTQ+, qu’Élisabeth Borne a annoncé la création d’un fonds de 3 millions d’euros en faveur des centres d’accueil. Il existe pour le moment 35 centres LGBT+, et ces 3 millions d’euros devraient servir à en créer 10 de plus pour qu’il puisse y avoir deux centres par région en France métropolitaine, ainsi qu’un centre LGBT+ dans chaque territoire d’Outre-mer.

Le centre LGBT Paris-IDF est l’un des 35 centres français LGBT+. Il lutte depuis plus de 20 ans pour l’égalité des droits et contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.

La Première ministre a aussi tenu à saluer le personnel de ces centres qui font un « travail exemplaire » dans des lieux qui sont des véritables « points d’entrée identifiables et accessibles pour de nombreuses personnes qui ne savent pas vers qui se tourner ».

Interrogée au sujet du dérapage de la ministre chargée des Collectivités territoriales, Caroline Cayeux, qui avait déclaré que l’homosexualité était « contre-nature » avant de désigner les personnes homosexuelles par la formule « ces gens-là », Élisabeth Borne a répondu en disant qu’il n’y avait « aucune ambiguïté sur l’engagement de tous les membres de (son) gouvernement, qui portent la même vision d’une société progressiste »essayant ainsi de clore le débat, une bonne fois pour toutes.

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Source: cerfia.fr