Brassard One Love au Qatar : les politiques assument

Alors que les équipes sont menacées de sanctions si elles portent le brassard One Love, ce sont les politiques qui prennent la relève.

Interdit par la FIFA, le port du brassard One Love, qui soutient la communauté LGBTQIA+, fait débat et créer des polémiques. Si l’équipe de France campe sur ses positions en indiquant qu’ils sont ici pour jouer au football, d’autres équipes comme l’Allemagne ou l’Angleterre affichent clairement leur soutien. La cause n’est pas soutenue seulement sur le terrain mais aussi en tribune officielle des stades. En effet, ministres et anciens chefs de gouvernement ont agi en endossant le brassard.

Des prises de position divergentes

Helle Thorning-Schmidt, ex Première Ministre Danoise (2011-2015), s’est fièrement affichée avec le brassard arc-en-ciel autour de son coude sur sa robe bleue.

La ministre de l’Intérieur allemande en charge des sports, Nancy Faeser, a quant à elle portée le brassard alors qu’elle était installée juste à côté du siège de Gianni Infantino, président de la FIFA.

Si Gérald Darmanin ou encore le roi d’Espagne, Felipe VI, qui ont tous deux assistés aux matchs d’ouvertures de leur pays respectifs ont décidé de ne pas s’afficher avec ce brassard, la ministre des Affaires étrangères belge a fait tout différemment.

En effet, Hadja Lahbib avait prévenue au préalable qu’elle porterait le brassard pour la rencontre entre la Belgique et le Canada. C’est chose faite. Une fois de plus, c’est encore à côté du président de la FIFA que se trouvait la ministre.

Elle s’est justifiée après la rencontre.

« Je sais qu’Eden Hazard aurait voulu porter le brassard sur le terrain. Que la ministre des Affaires étrangères en soit la porte-parole dans les gradins, je pense que c’était un message important à livrer. »

Eden Hazard (capitaine de la Belgique) n’a pas porté le brassard pour risques de sanctions.

Hadja Lahbib a même échangé avec le patron de la FIFA à ce sujet.

« Gianni Infantino m’a expliqué pourquoi il a pris cette décision. Il craint que des tas de messages se transmettent par terrains interposés et je le comprends très bien. Il pense que c’est un message politique et moi je pense que c’est un message universel mais je respecte son point de vue. Nous nous sommes tout à fait entendus. Cela a été très cordial. Il n’a pas eu de carton jaune ou de carton rouge, ça n’a pas été nécessaire. »

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Source: cerfia.fr